Petit guide pour devenir le parfait bobo

Dans les fils de discussion sur les réseaux sociaux, la paresse intellectuel conduit souvent à couper court à toute conversation en désignant son interlocuteur de « bobo », lorsqu’il énonce une idée tant soit peu humaniste (pour ne pas dire utopiste).

Le bobo -diminution de bourgeois-bohème- déchaine les passions. Renaud en a même fait une chanson, c’est dire !

D’après Wikipédia – en m’excusant d’avance à tous mes professeurs qui n’ont eu de cesse de m’indiquer que ce n’était pas une source fiable – le sociologue Camille Peugny aurait donné en 2010 cette définition du bourgeois-bohème  : « une personne qui a des revenus sans qu’ils soient faramineux, plutôt diplômée, qui profite des opportunités culturelles et vote à gauche ».

Découvrons ensemble le petit guide pour devenir le parfait bobo.

Petit guide pour être le parfait bobo

-Rouler à vélo

Le bobo est avant tout écolo. Rouler en voiture pollue énormément, je ne vous apprends rien. Exit donc la bagnole et tous ses soucis inhérent à la possession d’un tel véhicule. La faune et la flore vous en sauront gré. Quand vous verrez les oiseaux chanter, vous pourrez vous dire que c’est un peu grâce à vous. Vous pourrez également continuer à sentir l’air pollué de la ville, et vous dire, que ce n’est pas à cause de vous.

Malheureusement, pour les sorties dominicales à la campagne, si vous habitez en ville il faudra vous contenter d’une balade au jardin botanique. En effet, à moins d’être un sportif aguerri, la campagne semble difficilement accessible à bicyclette.

Mais bien d’autres avantages se feront très vite voir, notamment financiers. Plus de contrôle technique, plus d’assurance à payer, plus d’essence ni de parcmètre. Plus non plus d’abonnement à la salle de sport, et oui pédaler, ça fait les cuisses. Autrement dit, beaucoup plus de budget pour se sustenter, ce qui nous emmène intrinsèquement à notre second point.

-Manger du quinoa. Comme Mélenchon.

Cela ne veut en aucun cas dire que le bobo vote pour lui, même si lorsqu’on s’en tient à la définition, le bobo est fondamentalement de gauche.

Parler de « bobo de gauche », devient alors presque un pléonasme, mais dans le soucis ne pas blesser NKM (qui aime fumer des clopes avec les sans-abris), il semble préférable de ne pas le cantonner à un parti.

Outre cet aspect politique, le bobo s’il n’est ni vegan, ni végétarien (cf mon article sur le sujet), se doit de limiter sa consommation de viande. Il mange des steaks de soja, et cette chose à la substance étrange communément appelée tofu.

Il ne peut en aucun cas servir du foie gras à ses invités au Réveillon. Et s’il faut trouver une raison à la haine irrationnelle du bobo, c’est certainement bien ici. Je soupçonne par ailleurs le collectif de « Touche pas à Mon Steak » et le lobby de la viande de ne pas y être pour rien.

Il n’y a pas besoin de préciser que le bobo fait ses courses au marché. S’il est contraint par force majeure de se trouver dans une grande surface, vous le trouverez bien entendu au rayon bio.

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Balade dominicale

-Etaler sa culture

Le bobo « profite des opportunités culturelles ». Il possède donc de nombreux livres (et s’essaie à leur lecture de manière subsidiaire). Il a une carte à la médiathèque et se la pète avec sa bibliothèque en bois provenant de chez Maison du Monde. Il a lu Proust et Flaubert et tente de placer les mots qu’il a appris dans ces ouvrages lors de diners avec ses pairs.

Il est également abonné aux salles noirs où il va voir des films dits d’auteurs. Il s’agit de ces films longs et chiants qu’on ne peut généralement aller voir que dans l’espoir de séduire une conquête un peu intello.

Il a d’abord lu les Inrocks pour savoir quel était le film le plus chiant de la semaine. Rien ne le rebute et certainement pas la langue du film : français, anglais, allemand, coréen, chinois, thaïlandais. Si vous prenez l’idée de vouloir offusquer un bobo, je ne peux d’ailleurs que vous conseiller de lui proposer d’aller voir un film en version française.

Le bobo pleure devant les films de Xavier Dolan, aime s’ennuyer en regardant ceux des frères Dardenne et rigoler devant Vimala Pons et Vincent Macaigne chez Antonin Peretjatko.

Si vous n’êtes pas cinéphile, ne vous pensez pas pour autant tiré d’affaire. Les critères ne sont pas cumulatifs, et le bobo sommeille en chacun de nous, prêt à se réveiller à tout instant.

Il ne restera plus qu’à chacun de décider si la qualification de bobo est une insulte ou un compliment. Quant à moi je ne vous retiens pas plus longtemps, j’ai une salade de quinoa à déguster ! VB

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Passion Quinoa

Entrer dans la vie active : chronique d’un parcours du combattant 

L’aboutissement de plusieurs années d’études conduit inéluctablement à ce moment tant redouté : l’entrée dans la vie active.

Il était possible de se douter qu’étudier pendant plusieurs années n’était pas qu’un moyen pour passer ses soirées en boîte de nuit aux frais de ses parents, et qu’un jour il faudrait rembourser sa dette envers la société.

Quand le grand jour est venu, beaucoup de questions se bousculent et la nuit est quelque peu agitée.

Mais le parcours pour en arriver là n’était pas tout tracé et il a fallu user de toutes sortes d’outils pour ne pas se laisser abattre dans la recherche d’emploi (l’outil principal étant bien entendu l’alcool).

Il est temps de dresser la chronologie d’un parcours du combattant.

Première étape : envoyer ses CV.

Avant de l’envoyer, il faut naturellement le rédiger, même si à un jeune âge, ceux qui peuvent se targuer de dépasser une page ne sont pas légion.

A défaut d’envoyer une page blanche ou un message de désespoir « embauchez-moi, je suis une personne adorable », avec une belle photo d’identité (vous aurez noté l’oxymore) pour appuyer sa démarche, il va falloir se creuser les méninges.

Quand avoir distribué des paquets de benenuts devant les centres commerciaux, a certes rendu les passants heureux pour une durée de dix secondes maximum, mais n’a pas vraiment de lien avec le job de tes rêves, en l’occurrence pour moi dans le domaine juridique, il va falloir noircir le papier d’une autre manière. (quoique qu’il y a surement des petits caractères intéressants à étudier sur les sachets de cacahuètes, du style : pas de responsabilité de la marque si vous vous étouffez).

Avoir fait son stage de troisième chez un juge peut-il apporter un supplément à ce fameux papier ? Bien entendu : depuis mon plus jeune âge j’ai toujours été intéressé par ce domaine. En réalité, je me souviens plus des gâteaux de la cafétéria du tribunal que des affaires traitées, mais il n’y a plus assez de place sur mon CV pour le préciser.

Langue parlées ? Faut-il écrire « notions d’allemand » quand on peut baragouiner les quelques phrases qu’on a appris au lycée et à Berlin du style « Lass mich in Ruhe » (laisse-moi tranquille), très pratique dans la réalité, mais peut être pas devant un employeur. Abstenons-nous.

Activités ? Avec un peu de chance ils aiment peut-être le même genre de cinéma que moi. Bon, après réflexion, les gens qui apprécient voir Lea Seydoux et Adèle Exarchopoulos se rouler des pelles pendant trois heures sous la caméra de Kechiche ne doivent pas représenter une majorité.

Une passion pour les voyages pourrait montrer une curiosité pour le monde. Ou aussi une envie de poser des jours de congé payé une fois les pieds dans l’entreprise.

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Adele Exarchopoulos et Lea Seydoux in La Vie d’Adèle

Deuxième étape : passer ses entretiens d’embauche

Après l’envoi de 80 CV (merci internet de m’avoir fait économiser 50 balles de timbres), et des dizaines de lettres de refus, dont il paraît qu’il faut se réjouir car « au moins, on te répond », j’ai réussi à décrocher le fameux Graal : l’entretien d’embauche !

L’entretien d’embauche est le moment où il va falloir se vendre, pas seulement son intelligence mais bien toute sa personne. Impossible d’y débarquer en baskets usées, en t-shirt à pois ou autre fringue du quotidien. (à la rigueur un caleçon à motif si vous ne postulez pas pour l’industrie du porno)

Cet exercice ne constitue en réalité qu’une chose que chacun fait au quotidien : parler de soi.
Et pourtant un stress immense nous envahit dans ces moments.
Parler de ses défauts sans être amené directement vers la sortie n’est pas chose facile : « J’ai quelques difficultés à tenir mon bureau rangé mais ma mémoire me permet de retrouver ce que je cherche en temps voulu ».

Il ne reste plus qu’à sortir son plus beau sourire et à être naturel. (comprendre par naturel se tenir droit comme un piquet et s’exprimer dans un français soutenu)

Troisième étape : aller travailler 

L’entretien ne s’est pas si mal déroulé ou tu as réussi à cacher le fait que tu étais à deux doigts de t’effondrer : tu es embauché !
Un nouveau quotidien peut débuter, avec des responsabilités, des cernes et des chemises à repasser.
Quelle était belle la vie d’étudiant ou, au moins tu avais la possibilité de te dire que si tu le souhaitais tu pouvais rester dans ton lit.

Mais quel bonheur également d’avoir parcouru ce chemin, loin d’être linéaire car rempli d’embûches, de doutes et de préoccupations.
Quelle chance de pouvoir travailler dans le milieu dont l’on rêve depuis longtemps et de toucher du doigt chaque jour la profession que l’on souhaite exercer.

Quitter l’ère que nos ainés qualifient de « plus belles années de leur vie », ne se fait pas sans peur. Mais je suis persuadé que la vie ne fait que commencer.

Votre bien dévoué, VB.

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Youpi!!!

Le petit guide pour devenir végétarien

Je sais que vous adorez la viande, et non, vous ne voulez pas devenir végétarien. Je dois dire que le carpaccio de boeuf me manque un peu, parfois. Ce petit guide est un simple prétexte pour raconter, sans jugement, l’expérience que je vis depuis maintenant un an et demi.

Après un premier échec il y a deux ans, je me suis décidé à réaliser cet objectif qui me tenait à coeur. Mes amis ont pensé qu’il s’agissait encore d’une de mes lubies et n’ont pas vraiment été un soutien pour moi au début. Vous avez peut être déjà fait l’expérience d’essayer d’arrêter de fumer, soudainement tous vos amis sont prêts à vous offrir des cigarettes. C’est un peu pareil.

Ecologie, éthique, condition animale, les motifs sont divers pour souhaiter devenir végétarien. Je ne m’étendrais pas sur les raisons qui m’ont poussées à choisir ce régime alimentaire, mais il est sur que ce n’est pas l’amour que me porte mon chat qui m’a permis de prendre cette décision. Les cicatrices présentes sur ma main, souvenirs de ses nombreuses griffures, me donneraient d’ailleurs plutôt envie de l’envoyer dans un pays asiatique où il constituerait certainement un savoureux repas pour une famille entière.

Voici le petit guide pour devenir végétarien (et le rester)

Dire adieu aux fast-food. Oui, vous voyez très bien duquel je parle, celui représenté par une tête de clown qui se moque de vous. Pour le bien de l’humanité, et parce que c’est bientôt l’été. Votre corps svelte se prélassera tranquillement sur la plage aux prochaines vacances ! En profiter pour découvrir les merveilleux burgers végétariens dans les restaurants de votre ville, composés de substituts à la viande tels des galettes de pomme de terre ou des steaks de tofu.

L’annoncer à vos proches. C’est l’étape la plus difficile. Vos parents risquent d’être pris d’une peur exacerbée face à votre décision. Des mots comme carence viendront remettre en cause votre décision. Assurément, vous ne voulez pas vous retrouvez à faire un malaise suite à la seule ingurgitation d’une tomate et de trois petits pois. Mais il faut se rendre à l’évidence : les frites, les gâteaux au chocolat et les pâtes au pesto, ne contiennent pas de viande.

Remettre les pendules à l’heure. NON, les végétariens ne mangent pas de poisson. OUI, les poissons sont des animaux, et, oui, votre ancienne camarade de classe de CM2 qui clame être végétarienne mais mange du poisson, est une menteuse. Les végétaliens, eux, ne mange rien qui provient des animaux, et les vegans n’utilisent pas de produits issus de la production animale, par exemple le cuir.

Faire face à la théorie des carottes. Vous aurez forcément affaire à une de vos connaissances, qui après avoir appris votre régime alimentaire, vous demandera, un peu moqueur, si vous ne trouvez pas ça horrible de manger des carottes, arrachées à leur famille et à leur terre. Sérieusement ? Vous avez déjà vu quelqu’un avoir une carotte pour animal de compagnie ? De plus, pour produire du bétail, il faut nourrir ce bétail. Le bétail se nourrit de végétaux. Il faut faire pousser ces végétaux. En mangeant directement ces carottes, on évite que les méchants veaux les mange à notre place. CQFD.

Et surtout, ne devenez pas trop chiant. Oui, vous aurez envie de pleurer, si vous avez le malheur de ne pas habiter dans une ville cosmopolite, et que lors de virées gustatives au restaurant entre potes, la salade de chèvre chaud constituera le seul choix végétarien de la carte. Ravalez vos larmes, et croquez à pleines dents : forcer vos amis à manger végétarien est une très mauvaise idée si vous voulez les garder. Néanmoins, ils sauront être très compréhensifs et vous préparerons même des petits plats exprès pour vous, si vous le méritez.

Et oui, si vos amis ont arrêté de vous inviter suite à votre nouveau végétarisme, c’est juste car vous êtes désagréable et que personne ne vous aime. Sauf les animaux, bien sur, qui sont désormais reconnaissants et vous le rendront avec amour (vous pouvez demander à mon chat).

Bon appétit ! VB.

Un vegan en soirée

Un vegan invité en soirée, 9gag

Une pomme à moitié croquée

C’est à une certaine folie déclenchée ces dernières années, qui déchaîne les réseaux sociaux à chaque sortie d’un nouveau smartphone, ou même d’une simple mise à jour, que je fais référence. C’est bien cette certaine marque au logo à la pomme croquée, que je connais (un peu trop) bien, qui m’a inspirée cet article.

Nous sommes une jeunesse perdue, ou plutôt à la recherche de soi, et les publicitaires l’ont bien compris. A travers tous ces objets dénommés par je ne sais qui « bijoux technologiques », il semblerait que beaucoup d’entre nous aient trouvé une part d’eux-même. Mais tout ce qui brille n’est pas d’or. Comment expliquer ce phénomène qui nous pousse nous-même vers l’obsolescence programmée?

Réflexion sans prétention sur les effets de cette addiction post-moderne
 
– Une tonne d’amis. « Stay connect », grâce à la technologie tactile, vous pourrez en permanence discuter avec vos amis, ne plus vous sentir seul. Et quitte à en oublier le présent, prendre un tas de photo de qui feront de jolis souvenirs, ce qui  reste néanmoins un bel atout à disposition dans sa poche. Vous vous ferez surtout un nouvel ami. Votre téléphone lui même. Il ne vous quittera plus de la journée, toujours à l’affût d’une notification, d’actualités, demande d’amis. Plus jamais seul, vous dis-je.
 
– De l’argent en moins. Vous me l’accorderez, ce n’est pas un argument positif. Et pourtant je crois, du moins j’espère, que tout le monde se rend compte à quel point ces smartphones sont hors de prix. « Pigeons » se rapproche dangereusement du terme approprié , ce n’est pas moi qui l’ai utilisé, mais Xavier Niel. Débourser 800euros pour un objet qu’on risque de se faire détrousser quelques temps plus tard, ça laisse à réfléchir. Cela doit relever d’une force mystique du sorcier Steve Jobs qui devait posséder de son vivant une formule magique pour vendre à n’importe quel prix un objet, et qu’il a du d’ailleurs léguer.
 
– De la tendance. Pendant deux jours au moins. Quand vous serez le seul de vos amis à posséder le tout nouveau joujou électro-digitale-prend-des-photos-mieux-qu-un-réflexe, vous serez une star; avant qu’une foule de clones ne fasse passer votre engin pour obsolète. Notez également que ces objets sont prévus, en plus d’être démodés très vite, pour « buger » au bout d’une ou deux années d’utilisation, vous poussant directement à retourner dans votre magasin préféré.
 
J’ai du avaler un bout du trognon, je l’ai encore en travers de la gorge, m’étouffant dans une douce joie, cliquetant sur mon clavier tactile, me préparant à finir ma décharge par un simple point. VB
 
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Le petit guide de survie pour la reprise des cours

Immanquablement, tous ces articles estivaux devaient bien arriver à un article sur notre chère et tendre rentrée. Redoutée, parfois attendue, elle marque la reprise des activités intellectuelles. Fini l’aliénation devant les émissions télé-réalité de TF1, terminé les heures passées au soleil à ne rien faire. Très vite reviendra le temps des feuilles qui tombent. Trop vite arriveront le froid, les gros pulls en laine et la difficulté à taper sur nos smartphones avec nos gants.

Quel thème inspirant que la rentrée. Tant de névroses y sont liées, stress pré-exam, stress post-exam, soirée d’intégration, mines en toutes occasions. Désespoir, bonheur, peur; les études font passer par toutes les émotions.  Comme ces 4 derniers mois n’ont pas été propices à la préparation physique nécessaire à la reprise des cours, il semble nécessaire de faire le point pour une rentrée en douceur.

Voici le petit guide de survie pour la reprise des cours

1/ Gérer son porte-monnaie. Comme toujours, la question financière est difficile pour un étudiant, tu viens de payer tes frais de scolarité, tes nouveaux meubles, et tout un tas de trucs beaucoup trop cher. Bref, tu es fauché. Il faut garder de l’argent pour imprimer tes travaux dirigés, tes sandwichs aux thons ou à toutes autres saveurs exotiques qui te serviront de déjeuner toute l’année. Pas beaucoup de solutions pour toi si tu as fait l’erreur de ne pas acheter tes meubles chez Emaus, mais tu pourras économiser pendant les soirées étudiantes en prenant la bouteille de vodka la moins chère avec tes copains. En bonus, une sacrée gueule de bois.

2/ Faire de la lèche. Même ceux qui viennent d’arriver dans ce monde un peu chaotique de la faculté ont déjà entendu parler de ces tortionnaires que sont les chargés de TD. À peine plus âgé que toi, ce sont eux qui ont ton avenir entre leurs mains. Ils te donneront un tas de devoirs, un tas de mauvaises notes; et en plus tu es obligé de se rendre à leurs heures de cours, ce qui va amplement porter atteinte à ton faux-semblant de liberté post-baccalauréat. Malgré tout cela tu n’as pas le choix, tu DOIS les aimer, participer à leurs cours et tout cela avec un grand sourire. Tu as plus de chance si tu es une blonde avec des gros seins.

3/ Fréquenter les bonnes personnes. Dans la jungle estudiantine, les couloirs sont la faune et chaque personne autour de toi est source de danger. Il faut se méfier des intellos « gentils », ce sont les pires hypocrites. Selon ton domaine d’étude il existe différents degrés, mais même quand il ne s’agit pas de concours, ces prédateurs sont prêts à tout pour être les meilleurs. Ils te donneront un mauvais cours et en plus de cela ils t’écraseront pendant la correction en prenant la parole pour te corriger.  La deuxième espèce à  éviter sont les je menfoutistes. Ils sont là et ne font rien. Personne ne comprend pourquoi ils se lèvent le matin et beaucoup racontent que c’est pour une question de bourse. Je les soupçonne, pour ma part, d’avoir simplement étaient imbriqués dans une secte passionnée de jeux débiles (solitaire, serpent) et de vidéos de chatons marrants. La dernière sorte d’animal sauvage à éviter sont les étudiants clubbers. Ils sont souvent sympas, bien fringués et tu auras très envie de leur parler. Mais ils t’entraîneront très vite dans une avalanche de sorties et de dépenses inconcevables en boissons alcoolisées (voir conseil numéro 1). Au final, ce n’est peut être pas les pires, car même si tu ne valideras pas ton année, tu te seras bien amusé.

Bonne rentrée ! VB

Toi, il y a 15 ans, déjà dans le même état face à la  rentrée

Toi, il y a 15 ans, déjà dans le même état face à la rentrée

Job d’été ( de l’expérience dans la vie active )

 Après avoir passé un mois l’an dernier en tant que caissier, j’ai voulu grimper dans l’échelle sociale en toquant à la porte des galeries lafayettes. Cette belle enseigne m’a laissé la porte grande ouverte pour me la claquer quelques minutes plus tard sur les doigts. J’ai encore mal et je me retrouve obligé de grappiller sur mon livret jeune.

 Entre ceux qui n’en ont pas trouvé et ceux qui n’en peuvent plus, à peu près  tout le monde se met d’accord : les jobs d’été, c’est de la merde. Mais quelques profils se dégagent parmi ce phénomène qui met les jeunes en colère. Décryptage

Le rêveur. Il pense que les jobs d’été tombent du ciel. Il s’est inscrit dans une agence intérim et à déposé 3 CVs dans ses magasins préférés. Persuadé que la chance va tourner, il garde son téléphone à proximité en train de siroter un diabolo à la terrasse d’un café en s’imaginant un monde où les jobs d’été tombent de la bouche des cigognes et naissent dans les chous.

Le maudit. Il a déposé au moins 150 CVs mais n’a eu aucune réponse. Ah, si, une seule, qui a été négative mais qui a bien failli lui coûter un infarctus quand il a vu le nom de l’entreprise apparaître dans ses mails. Il a dépensé plus d’argent qu’il n’aurait pu en gagner en papier, encre, et photo d’identité. Plein de désespoir il s’imagine les vacances de rêve qu’il aurait pu se payer. Il crie à l’injustice sur tous les toits et personne ne lui donne tort.

Le pistonné. Papa et maman travaillent dans une grande banque en tant que cadres sups et vont lui permettre de gagner 1500 balles pour trier des dossiers. Il n’y a pas grand chose à dire sur lui sauf que tout le monde le déteste et qu’on lui souhaite de s’étouffer avec la poussière.

Le vrai travailleur. Comme l’époque de Marx est terminée, personne ne s’intéresse au fait que le jeune travailleur soit opprimé. En usine, en caisse ou en magasin, le jeune n’est la que pour 3 mois au maximum et ne connait pas les syndicats. Il croit que ses supérieurs sont gentils avec lui mais se rend vite compte que toutes les tâches ingrates lui sont confiées. Les clients lui parlent comme de la merde, mais son seul droit, c’est de fermer sa gueule. C’est encore le mieux loti car quand il se plaint ses amis l’écoutent et ont un peu de peine pour lui.

Si vous ne vous reconnaissez dans aucun de ces profils, vous êtes soit très hypocrites soit très chanceux. Si vous avez cru décelez ne serais ce qu’une once de haine de ma part envers les jobs d’été, vous faites fausse route. Les diabolos en terrasse me conviennent à merveille! VB

Voler de ses propres ailes (Partie II: Good morning england)

Good morning England

L’Europe est diversité de langage et de culture, jeunes étudiants, partez à sa découverte! Les universités veulent plus de place dans leurs facultés et auront l’amabilité de vous payer les frais d’inscription dans un établissement étranger pour se débarrasser de vous. Mais comment faire pour choisir l’appartement de ses rêves quand on habite pas sur place? Prendre le risque de se retrouver dans un immeuble miteux qui paraissait pourtant idyllique sur le net? D’autres possibilités semblent difficiles. J’ai rencontré Julie, une jeune fille qui s’en va à Leicester, pas loin de Londres, à la rentrée prochaine dans le cadre du programme Erasmus. Elle m’a fait partager sa galère d’étudiante curieuse de découvrir le monde.

Salut Julie, tu te sens pas trop stressée de partir à l’étranger?

Forcément j’appréhende un peu cette nouvelle expérience parce que je ne suis jamais partie de chez mes parents. Cela va être le grand saut de l’adolescence à l’age adulte, je vais devoir apprendre à me débrouiller toute seule, à parler une nouvelle langue, et à vivre sans l’appuie des mes amis et de ma famille

Les loyers sont supers élevés dans le coin où tu pars! Comment va tu financer ton année à l’étranger?

Lorsque j’ai dit à mes parents que je voulais partir ils m’ont dit qu’ils allaient me soutenir financièrement ! Bon quand mon père a vu que je sortais presque tous les jours pendant les vacances il m’a dit qu’il allait me payer mon séjour Erasmus, mais certainement pas les sorties et l’alcool. Il y a différentes bourses pour aider ceux qui veulent partir: la bourse boussole (celle de la région), la bourse erasmus, ainsi que celle du CROUS – pas pour tout le monde, perso je n’y ai pas le droit – et j’ai une autre aide comme la ville que j’ai choisi est jumelée avec Strasbourg!

Est ce que t’as l’impression que ce que fait l’Etat va vraiment te servir?

Le système est surtout fait pour aider ceux qui en ont le plus besoin. Même si c’est pas un montant super élevé, c’est déjà cool pour un début. Comme la vie est super chère là-bas, j’ai peur que ça ne suffise pas. Si le shopping me manque trop, je chercherai un job sur place. Et puis, je ne sais pas si tu es au courant, mais les Etats réfléchissent à supprimer Erasmus car ça leur coûte trop cher.

As tu déjà trouvé un logement? Quelles ont été tes démarches?

Le logement, c’est un peu galère! C’est même le truc le plus difficile, il faut trouver l’endroit où tu vas habiter pendant un an sans pouvoir visiter! Je me suis inscrite sur des sites de coloc mais finalement j’ai rapidement laissé tombé puis je me suis renseigner avec une fille qui part avec moi sur les residences etudiantes qui existaient! Il y en a pas mal, et le choix est pas facile a faire! Mais le truc le plus embetant c’est qu’il existe des contrats il y a des contrats de 44 semaines voire 46 semaines parfois, donc bien plus que l’année universitaire! J’ai l’impression que comme Leicester est une petite ville anglaise universitaire personne veut la visiter l’été et les proprios veulent à tout prix nous faire payer leurs logements l’été, du coup c’est plutôt compliqué!

Merci Julie et bonne chance dans ta galère. J’espère qu’il n’y aura pas de rats dans ton appart!

Une nouvelle vie sans sans sa famille et ses amis, Julie est une fille bien courageuse. On peut comprendre qu’elle soit stressée. On lui souhaite au moins d’avoir assez de sous pour pouvoir se mettre des mines, parce que c’est aussi (pour ne pas dire surtout) pour ça qu’on part en Erasmus! En tout cas cet interview à été très instructive et m’a permis de prendre une grande décision. Cette année encore, je resterai chez mes parents. VB

Leicester